La Biomasse

Au sein de Synergie, Alizés Energie et le bureau d’étude AOC travaillent actuellement sur un projet impliquant de la biomasse dans la commune du Mont Dore.

puce_carre_bleu La biomasse, c’est quoi ?

La biomasse représente l’ensemble de la matière organique, qu’elle soit d’origine végétale ou animale. Elle peut être issue de forêts, milieux marins et aquatiques, haies, parcs et jardins, industries générant des co-produits, des déchets organiques ou des effluents d’élevage.
Cette matière organique est la matière qui compose les êtres vivants et leurs résidus ayant pour particularité d’être toujours composée de carbone (du bois aux feuilles en passant par la paille, les déchets alimentaires, le fumier…).
Bref, une source d’énergie tirée de ce qui pousse et de ce qui vit !

puce_carre_bleu La biomasse a plus d’un atout !

D’abord, cette source d’énergie ne risque pas de s’épuiser, comme c’est le cas des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz). En effet, quand la moindre goutte de pétrole met des millions d’années à se former dans le sous-sol, les arbres, eux, fabriquent 81 millions de mètres cubes de bois chaque année rien qu’en France !
Mais surtout, elle dégage très peu de gaz à effet de serre. Bien sûr, tout comme le charbon ou le pétrole, lorsque des éléments de la biomasse brûlent, cela dégage du dioxyde de carbone (CO2), le principal gaz responsable du réchauffement planétaire. La différence, c’est que la biomasse ne fait pas qu’émettre du CO2, elle en stocke aussi… en poussant !

Les plantes sont en effet les plus efficaces des usines chimiques, dont les scientifiques rêvent de reproduire la machinerie parfaite depuis des décennies… Elles sont capables de transformer le dioxyde de carbone de l’air, la lumière du soleil et l’eau en énergie et en oxygène grâce à une réaction chimique : laphotosynthèse.
Ce mécanisme permet aux plantes de grandir, mais également participe au quotidien à lutter contre le réchauffement en fixant le carbone et en rendant l’air respirable grâce à la production d’oxygène (O2). Par exemple, chaque tonne de bois poussée équivaut ainsi à 0,5 tonne de dioxyde de carbone fixé !

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Ainsi, grâce à la photosynthèse, lorsque l’on brûle de la biomasse et tant que l’on ne dépasse pas son accroissement naturel, la ressource est préservée.
En effet, la combustion restitue la même quantité de dioxyde de carbone qui a été absorbée durant la croissance de la plante. Emission et absorption de CO2 sont donc très proches dans le temps ce qui permet un bilan équilibré et un impact sur l’environnement presque nul. Ce qui n’est pas le cas pour les énergies fossiles car le carbone est relâché plusieurs centaines de millions d’années après son absorption…

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Le bois constitue une part importante de la biomasse. En France, la récolte annuelle de bois est inférieure à la production biologique de la forêt (on ne récolte au plus que 60 % environ de ce qui pousse chaque année).

Comment transforme-t-on la biomasse en énergie ?

Trois méthodes principales sont utilisées pour convertir la biomasse en énergie :

puce_carre_bleu La conversion thermique

Le procédé le plus ancien et le plus courant consiste à brûler la biomasse pour générer de la chaleur. On peut y recourir directement pour le chauffage, la cuisson et les procédés industriels, ou indirectement afin de produire de l’électricité.
Dans les centrales alimentées à la biomasse, on brûle celle-ci dans une chaudière pour générer de la vapeur à haute pression. Cette vapeur active une turbine qui produit de l’électricité.

puce_carre_bleu La conversion thermochimique

En chauffant (et non en brûlant) de la matière végétale, il est possible de transformer la biomasse en différentes substances gazeuses, liquides et solides qui peuvent faire l’objet d’un traitement plus poussé afin de produire des combustibles gazeux et liquides tels que du méthane et de l’alcool.
Les bioréacteurs chauffent la biomasse dans un environnement faible en oxygène afin de produire un gaz combustible (généralement du méthane) pouvant être utilisé pour alimenter des chaudières à vapeur, des turbines à combustion, des technologies à cycle mixte ou des piles à combustible.

puce_carre_bleu La conversion biochimique

En ajoutant des bactéries, des levures et des enzymes à la biomasse liquide, celle-ci fermente et se transforme en alcool. Un procédé semblable est utilisé pour convertir les produits agricoles en éthanol (alcool de grain), auquel on ajoute de l’essence pour produire un mélange éthanol-essence.
L’utilisation de bactéries pour dissoudre la biomasse produit également du méthane que l’on peut récupérer à partir de sites d’enfouissement et d’usines d’épuration pour produire du combustible aux fins de chauffage et d’électricité.